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ACTUS

Source : FOCUSRH. Publié le 13/07/18.

Face aux évolutions technologiques qui impactent les métiers et compétences, entreprises et salariés semblent avoir pris conscience des nécessaires transformations à venir. Cependant, une majorité d’actifs exprime un certain besoin d’accompagnement. Sur quels axes prioritaires les responsables RH et formation doivent-ils alors se concentrer pour répondre à ces enjeux ?




Dans son dernier baromètre international* « Transformations, compétences et learning : quel contrat d’avenir ? », l’organisme de formation Cegos met en lumière différents points.

Alors que certains salariés peuvent se sentir dépassés par la technologie et qu’ils estiment que les évolutions technologiques pourraient même faire disparaître leur métier, la majorité d’entre eux reste tout de même lucide face à l’essor de la digitalisation, de l’automatisation et de l’intelligence artificielle. 94 % pensent que ces évolutions vont en effet modifier le contenu de leur travail et 56 % considèrent que, dans les 5 ans à venir, leur entreprise devra faire face à l’émergence de nouveaux métiers. Une observation partagée par le ministère du Travail qui estime que 10 à 20 % des métiers seront créés au cours des 10 prochaines années.

Des services RH préparés au changement ?

Cette prise de conscience des salariés comme des RH se traduit par des actes d’anticipation. 87 % des DRH/RRH interrogés en France confirment qu’ils préparent leur entreprise à ces changements. 73 % ont d’ailleurs déjà mené une réflexion sur ces impacts. 

Pour s’adapter à ces évolutions, la formation est clairement identifiée comme le levier majeur d’adaptation. C’est même le premier moyen que les responsables RH français prévoient de mettre en œuvre (80 %), devant la réorganisation du travail (64 %) et la mobilité interne (47 %). La Direction des Ressources Humaines est d’ailleurs citée comme la première des parties prenantes engagées dans cette réflexion (82 %), devant la Direction Générale (53 %). « Cette dernière donnée est importante car elle témoigne aussi d’une prise de conscience de la nécessité de développer une culture de l’apprentissage qui soit pleinement en lien avec le business de l’entreprise », commente Christophe Perilhou, directeur Learning & Solutions chez Cegos. La transformation des compétences devient donc un véritable enjeu de compétitivité. Reste à savoir si les DRH auront suffisamment de moyens pour investir dans cette adaptation.

Quelles compétences clés doivent posséder les salariés ?

Tout le monde s’accorde à dire que certaines compétences transversales comportementales manquent aujourd’hui en entreprise. Ce déficit s’explique principalement par le fait que les services RH rencontrent des difficultés pour développer ces compétences chez leurs salariés. « On sait qu’en France, plus qu’ailleurs en Europe, la logique de l’honneur est tenace… », note Mathilde Bourdat, Manager de l’Offre et de l’Expertise Formation chez Cegos : en effet, les réticences de certains collaborateurs restent fortes quand il s’agit d’évoluer, de se former ou d’être confronté au changement de manière générale.

Parmi les priorités fixées par les DRH/RRH, ce sont les compétences de long terme que doivent développer les salariés, telles que l’organisation efficace de leur travail (47 %), l’esprit d’initiative et d’entreprise (45 %) ou apprendre à apprendre (44 %). Mais comme le souligne M.Bourdat, « l’emploi du futur, qu’il soit salarié ou non, mobilisera à la fois des expertises pointues, une culture technique permettant de comprendre la logique et les besoins des autres acteurs du système, et des compétences transverses : culture générale, compétences sociales et situationnelles. »

Développement des compétences : une divergence de méthodes entre salariés et RH

Pour les directions RH, l’un des meilleurs moyens de développer ce type de compétences est de favoriser les échanges entre pairs (48 %), une méthode qui est aujourd’hui bien intégrée dans l’ingénierie moderne de formation. La méthode e-learning leur apparaît par contre moins convaincante, puisque 29 % seulement la jugent efficace.

Côté salariés, il s’agit plutôt d’avoir recours à des dispositifs ATAWAD (any time, anywhere, any device). L’étude Cegos montre que la majorité des salariés privilégie d’abord les dispositifs présentiels (formation, accompagnement ou échanges entre collègues) qui permettent des interactions humaines et sont pensés comme des moments où ils sont disponibles pour apprendre, puis des dispositifs leur permettant d’apprendre quand ils en ont besoin (par le biais de ressources disponibles en ligne par exemple).

Y. Haddou-Essom

 

* Méthodologie de l’étude : pour cette édition 2018, 2 227 salariés et 316 Directeurs ou Responsables des Ressources Humaines / Directeurs ou Responsables de la formation (DRH/RRH/RF), travaillant tous dans des entreprises du secteur privé de 50 collaborateurs ou plus, ont été interrogés en ligne dans 5 pays : France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et Espagne.

 

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